« Réforme de la gestion des
finances publiques en Afrique, l'agenda des pays francophones », c'est le
thème de la troisième édition de la conférence de la Fédération panafricaine
des experts-comptables d'Afrique (PAFA) tenue du 08 au 09 février 2022 à
l'hôtel 2 Février à Lomé. Cette rencontre a réuni des comptables publics, des
représentants des cours des comptes des pays francophones et ceux des
organisations professionnelles comptables, ainsi que les membres des comités ou
commissions chargés des finances publiques, les partenaires au développement et
d'éminents décideurs politiques venus de 28 pays francophones d'Afrique et de
France.
L'objectif consiste à « analyser
et examiner les réformes clés de la gestion des finances publiques » dans
ces Etats et à « entrevoir les implications à long terme des réponses des
gouvernements à la COVID-19 ».
Coorganisée avec l'Ordre National
des Experts-comptables Agréés au Togo (ONECCA-Togo), cette conférence bénéficie
du soutien de la Fédération internationale des experts-comptables (IFAC) et de
l'Union Africaine (UA) et autres partenaires (Fonds mondial, Banque Mondiale,
GIZ, BAD…).
« Il s'agira de faire un bilan
des deux premières éditions, tirer les conclusions pour voir quels sont les
obstacles qui ont empêché l'atteinte des objectifs assignés depuis lors, y
réfléchir et voir quelles peuvent être les perspectives d'avenir pour notre
continent, en termes de gestion des ressources financières publiques », a
précisé le président de l'Ordre, M. Yawo Djidotor.
« Nous somme à Lomé pour parler
essentiellement des réformes sur la gestion des finances publiques entreprises
dans l'espace francophone africain et apporter notre contribution à l'examen et
à une réflexion et des propositions pour pouvoir soutenir ces réformes. Le but
étant d'offrir des possibilités d'accélération et surtout contribuer à
l'amélioration de la qualité de la gouvernance dans le secteur public, tant au
niveau de l'Afrique francophone que du reste du continent », a expliqué le
président de la PAFA, M. Cosme Goundété.
Selon lui, depuis 2009 que l'espace
communautaire UEMOA mène des réformes dans ce secteur, il ressort que celles-ci
piétinent. Ce qui signifie qu'il y a eu des facteurs de contingence et
peut-être des difficultés de mise en œuvre.
Ce dernier a cité l'expérience du
Bénin en la matière, qui porte déjà de bons fruits, avec « l'implication
des auditeurs indépendants dans l'accompagnement de la gouvernance
publique ».
Représentant le ministre de
l'Economie et des Finances, M. Kossi Tofio, le directeur de cabinet, s'est
félicité du choix du Togo pour la tenue des travaux de cette rencontre, qui est
la reconnaissance des organisations régionales et internationales des réformes
engagées par le gouvernement depuis plus d'une décennie, sous le leadership
éclairé du chef de l'Etat Faure Essozimna Gnassingbé. Ces réformes bien menées
ont hissé le pays au rang de 1er réformateur en Afrique et 3e dans le monde.
« Le gouvernement togolais apprécie à sa juste valeur la présente
initiative qui, j'espère, pourrait jeter les bases des réformes à envisager
pour aboutir à des solutions idoines aux difficultés réelles imposées par la
COVID-19 », a-t-il souligné.
Carole
AGHEY
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