Un grand homme ne meurt jamais il vit à travers ses oeuvres, Gal Gnassingbé Eyadema est l'un des grands hommes que l'Afrique a connu. 5 février 2005-5 février 2025, vingt ans que disparaissait le général Gnassingbé Eyadema Etienne, ancien chef de l’Etat et père de la nation togolaise. Pour commémorer le 20ème anniversaire du rappel à Dieu du père de la nation feu président Gnassingbé Eyadema, plusieurs manifestations pour son hommage sont organisées par le gouvernement en collaboration avec la famille Gnassingbé à travers tout le pays et à l’étranger. Campagne de consultations médicales gratuites, conférence publique, colloque, danses Kamou, prières et décoration des personnalités.
Conférence à Kara sur l’attentat de Sarakawa
Dans le cadre de la Commémoration des 20 ans du décès du père de la nation, une conférence publique s’est tenue le 23 janvier 2025 au palais des congrès de Kara pour ressortir les impacts socio économique de l’attentat de Sarakawa.
Campagne de consultations médicales gratuites
Cette initiative se déroulent dans plusieurs localités du pays, avec un point central à Kara, où les consultations se s tiennent du 13 janvier au 8 février 2025. Cette campagne consultations médicales gratuites met en avant les valeurs de solidarité et de bien-être prônées par le Père de la Nation.
Danses traditionnelles
La danse traditionnelle Kamou est organisée sur le terrain du lycée d’Agoè-Nyivé Centre , à Pya et sur l’esplanade du palais des congrès de Kara. Cette danse ancestrale du pays kabiyè marque un moment de reconnaissance envers les ancêtres pour les récoltes obtenues et pour toute autre grâce reçue.
Ainsi à travers l’organisation de cette danse à l’occasion de la 20ème anniversaire du décès d’Eyadema, le peuple kabiyè remercie le créateur pour le don de cet illustre défunt à la nation togolaise. Les autres peuples des préfectures de la régions de Kara ont aussi pris part à la réjouissance populaire sur l’esplanade du palais des congrès à travers de riches danses traditionnelles de leur localité.
Les offices religieux
Pour le repos de l’âme du Père de la nation, une veillée de prière à Pya, une prière œcuménique à Kara et des prières traditionnelles, musulmanes, chrétiennes sur toute l’étendue du territoire national et à l’étranger sont organisées. La prière oecuménique qui s’est déroulée hier 5 février 2025 sur l’esplanade des palais des congrès de Kara a été conduite par l’église presbytérienne et catholique suivi de la prière musulmane en présence des milliers des togolais au devant desquels se trouvait le chef de l’Etat Faure Gnassingbé qui avait à ses côtés des anciens presidents Nicéphore Soglo et Boni Yayi du Benin ; Alpha Oumar Konaré du Mali, Mahamadou Issoufou du Niger et Goukouni Oueddei du Tchad.
Le concert spirituel
Après les danses ancestrales et traditionnelles qui se sont déroulées dans l’après midi du 5 février 2025 , les autorités, la population de Kara et de ses environs ont été tenu en haleine dans la soirée de ce jour par un méga concert spirituel d’action de grâce. La chantre Josée Grâce Bénie entourée, de la chorale Echo du ciel, la chorale de l’université de Kara, les femmes FAT, la grande chorale de l’église évangélique presbytérienne et des chorales des autres congrégations chrétienne, ont mis de joie dans les coeurs du public qui a fait nombreux le déplacement sur le palais de congrès de Kara .
Par des chants inspirés des saintes écritures la chantre et les différentes chorales ont permis au public de louer l’Eternel et d’exprimer sa reconnaissance à Dieu pour la vie et les bonnes oeuvres de “Gnass” l’illustre défunt .
Décoration des personnalités
Huit personnalités nationales ont été mises à l’honneur par le président de la république Faure Gnassingbé pour leurs contributions remarquables au service de la patrie dans divers domaines.
Monsieur Barry Moussa Barqué, Grand chancelier de l’Ordre du Mono, a été élevé à la dignité de Grand-Croix de cet ordre. Ancien ministre d’État, il a fidèlement accompagné le Père de la Nation tout au long de sa carrière politique. Sa loyauté et son dévouement aux valeurs républicaines ont été reconnus par cette distinction. Dans le même esprit de reconnaissance, Madame Cina Lawson, ministre de l’Économie numérique et de la transformation digitale, ainsi que le Général de Brigade Dimini Allaharé, chef d’État-major général des Forces armées togolaises (FAT), et le Général de Brigade Kassawa Kolemagah, ont été promus Commandeurs de l’Ordre du Mono.
Quatre chefs traditionnels, ayant contribué à la préservation des us et coutumes, à la cohésion sociale, au développement communautaire et à la promotion des valeurs républicaines, ont également été décorés. Les chefs Togbé Komlan Aziagbede Hossou IV, Togbé Dodji Dabida III, Yempabou Gourma et Adom Assima ont été faits Chevaliers de l’Ordre du Mono.
Plusieurs anciens chefs d’Etat et de gouvernement africains ont marqué de leur présence la commémoration du 20è anniversaire du rappel à Dieu du Père de la Nation, le Général Gnassingbé Eyadéma.

Les anciens Présidents Goukouni Oueddei du Tchad, Nicéphore Soglo et Boni Yayi du Bénin, Issoufou Mahamadou du Niger et Alpha Oumar Konaré du Mali ont exprimé leur soutien et compassion au peuple togolais et à la grande famille éplorée. Ils ont à cet effet déposé chacune une gerbe au caveau familial à Pya, pour honorer la mémoire de l’illustre défunt et signé le Livre de condoléances, témoignant de l’aura du Président Eyadéma au-delà des frontières togolaises. Ils ont à travers des témoignages poignants relaté leur relation personnelle empreinte de cordialité, de courtoisie et de générosité avec le Président Eyadéma qui s’est beaucoup impliqué dans la promotion de la paix, l’intégralité régionale et l’unité africaine.
A cette occasion, le chef de l’État, Faure Essozimna Gnassingbé a décerné ce 5 février 2025 à Kara, des distinctions honorifiques à deux anciens Présidents de la République. En effet, les anciens Présidents du Bénin Nicéphore Soglo et du Tchad Goukouni Oueddei ont été élevés à la dignité de Grand-Croix de l’ordre du mérite. Ce geste symbolique traduit la reconnaissance de leur engagement et leur confiance inébranlable aux initiatives unificatrices du Président Eyadéma, comme un bon père de famille.
Colloque international
Pour commémorer le 20ème anniversaire du décès du feu Gnassingbé Eyadema et rendre hommage à ce grand homme d’Etat, plusieurs manifestations sont organisées à travers tout le pays. Parmi celles-ci, figure en bonne place un colloque international qui s’est tenu le 3 février 2025 à l’hôtel du 2 février à Lomé.
L’objectif visé à travers ce colloque, est de revisiter l’héritage de celui qui a dirigé le Togo pendant plus de 38 ans, en mettant en avant son engagement pour la paix et la stabilité en Afrique. « Le but de ce rendez-vous est de répondre aux préoccupations des chercheurs et le souci des organisateurs de réfléchir sur l’œuvre du Gal Eyadema et son engagement en faveur de la paix, du progrès économique, afin que les générations futures puissent s’approprier ce pan de l’histoire commune », a déclaré le président du comité scientifique du colloque, Prof Kadanga Kodjona avant d’ajouter que « L’un des axes majeurs de l’œuvre politique de Gnassingbé Eyadema fut la construction de l’unité nationale. Dans un contexte post-colonial marqué par des tensions ethniques et régionales, il œuvra à rassembler les différentes composantes de la société togolaise. Sa vision d’un Togo uni et pacifié s’est traduite par des politiques visant à renforcer la cohésion sociale et à promouvoir le dialogue entre les communautés».
Il s’agit donc de revisiter sur les grands moments de l’engagement de cet Homme d’Etat en faveur de la paix au plan national et régional ; d’analyser sa contribution dans le développement socio-économique du Togo.
Pour atteindre ces objectifs, les chercheurs ont appréhendé les différentes problématiques à travers deux axes. Le premier portant sur «Gnassingbé Eyadema et les enjeux de paix en Afrique », a été modéré par Me Robert Dossou, ancien bâtonnier, ancien ministre des Affaires étrangères du Bénin. Le deuxième axe ayant trait à «Gnassingbé Eyadema : Du soldat à l’homme politique » a été modéré par le Prof Kokou Folly Hétchéli enseignant chercheur à l’Université de Lomé.
Des personnalités venues, entre autres, du Bénin, du Burkina-Faso, de la République du Congo, du Tchad, de la Côte d’Ivoire ont apporté leurs témoignages sur les engagements du Père de la nation à travers des sous-thèmes comme « L’œuvre de paix de Gnassingbé Eyadema en Afrique ; Gnassingbé Eyadema et ses pairs africains et la Médiation de Gnassingbé Eyadema dans les crises du Libéria et de la Sierra Leone ». Elles ont, également, débattu sur des thématiques telles que « Gnassingbé Eyadema : du soldat à l’officier général ; Gnassingbé Eyadema et le sport : une politique de cohésion nationale ainsi que Gnassingbé Eyadema et l’intégration régionale ».
L’amour d’Eyadema pour le chiffre 13
Il est de notoriété publique que tous les rendez-vous du président Gnassingbé Eyadema, l’ancien président du Togo et père de l’actuel président Faure Gnassingbé commençait par 13. Contrairement à une croyance largement répandue, l’attachement du défunt président au chiffre 13 ne découle pas du coup d’État du 13 janvier 1963, qui l’a conduit au pouvoir. Le mystère qui entoure ce chiffre a été levé par Dr Wiyao Evalo, historien et ancien attaché de presse du président Eyadema. C’est au cours d’un colloque organisé ce 3 février 2025 à Lomé à l’occasion des vingt ans après la disparition de l’un des dirigeants les plus marquants du Togo et du continent africain. Cette rencontre, qui a rassemblé universitaires, historiens et personnalités politiques, a permis de revisiter les multiples facettes de l’homme, du militaire au chef d’État, en passant par le médiateur de crises en Afrique. Parmi les nombreuses révélations faites au cours de cet événement, celle du Dr Wiyao Evalo, historien et ancien attaché de presse du président Eyadema, a particulièrement retenu l’attention. Contrairement à une croyance largement répandue, l’attachement du défunt président au chiffre 13 ne découle pas du coup d’État du 13 janvier 1963, qui l’a conduit au pouvoir.
« Dans l’armée, le numéro matricule est l’identité du soldat. Le numéro matricule du président était 96213. C’est pourquoi il était attaché au chiffre 13, cela n’a rien à voir avec le 13 janvier », a précisé Dr Evalo devant un auditoire attentif.
Dans la résolution des conflits en Afrique
Le ministre Natchaba et le président du comité scientifique du colloque, ont mentionné le rôle prépondérant que cet illustre disparu a joué dans la résolution des conflits en Afrique, entre autres, en 1972, au lendemain de la guerre de Biafra entre les présidents de la République fédérale du Nigéria et du Gabon. En décembre 1974, il joua un rôle décisif, pour une solution négociée du différend frontalier entre le Mali et la Haute-Volta (actuel Burkina Faso). En 1976, il décrispa la brouille survenue entre le Gabon et la Côte d’Ivoire. En juillet 1977, il permit à l’Égypte et à la Libye d’éviter un affrontement en faisant le voyage de Tripoli et du Caire et présida au projet d’accord pour la normalisation des relations entre les deux pays. En mars 1978, il contribue à réconcilier la Guinée, le Sénégal et la Côte d’Ivoire. En avril 1980, il n’hésita pas à franchir le fleuve Chari en pirogue sous des tirs d’armes automatiques pour rechercher une solution au problème tchadien.
Ils ont, aussi, rappelé les interventions de feu Eyadema en 1996, au Libéria, qui, grâce à sa diplomatie et ses efforts, réussit à faire créer une plateforme de négociations permettant d’aboutir à un cessez-le-feu, et la mise en place d’un gouvernement de transition. A partir de 1991, ont-ils dit, la Sierra Leone était ravagée par la guerre civile, en tant que médiateur régional, il contribua à orienter les négociations de paix qui aboutirent à l’accord de paix de Lomé en 1999 et en 2002, en Côte d’Ivoire, lors de la crise politico-militaire, il participa activement à la négociation ayant abouti à des accords de 2003.
Qui est le général Gnassigbé Eyadema ?
Né en 1935 à Pya, dans la région septentrionale du Togo, Gnassingbé Eyadéma rejoint l’armée française, où il sert notamment en Indochine, en Algérie et au Dahomey. De retour au Togo en 1962, il devient chef d’État-major en 1965 avant de prendre les rênes du pays en 1967. Sous son leadership de Président de la République togolaise du 14 avril 1967 au 5 février 2005 des institutions étatiques solides furent mises en place, résistantes aux soubresauts politiques.
Feu président Eyadema, était un père de famille, disponible et à l’écoute de tout le monde
Le Général Gnassingbé Eyadema, fort d’un contexte précis et taillé pour les actions du moment, a été le Chef de l’État ayant positivement marqué le Togo. Pendant toute sa présidence, le Général Gnassingbé Eyadema a porté en écharpe les couleurs du Togo avec ses idéaux de paix et ses vertus de progrès. Vingt ans après sa mort, le nom de feu Gnassingbé Eyadema résonne encore dans les coeurs au Togo et en Afrique à cause de sa disponibilité pour les autres et son savoir faire à régler les différends entre les hommes et les pays frères. Papa Eyadema, Gnass, comme l’appelait affectueusement les Togolais, reste cet homme qui a marqué positivement les esprits pour ses actes pragmatiques effectifs.
Plus qu’un père de famille, Feu Général Eyadema recevait tout le monde, réglait les problèmes familiaux. Que ce soit entre cultivateurs, éleveurs, commerçants, hommes et femmes du peuple, ou encore commis de l’État, il recevait tout le monde, sans discrimination. Ceux qui l’ont connu témoignent de son attention particulière à l’écoute, quel que soit le sujet. Grâce à cette écoute, il apportait son aide aux plus démunis, souvent opprimés par les plus puissants, et il parvenait aussi à répondre aux préoccupations des populations.
Général Eyadema Gnassingbé a laissé l’image promoteur de l’intégration régionale, notamment la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO).
En effet, grand symbole du panafricanisme et nationaliste convaincu, le général Eyadema n’a de cesse tout au long de sa vie, de souhaiter et vouloir voir les peuples africains mouvoir librement et avec leurs biens grâce à l’intégration régionale. Convaincu que ce n’est qu’à ce seul prix que l’Afrique restera debout et solide, déjà en 1972, il émet auprès de son homologue et ami, général Yakubu Gowon du Nigeria, l’idée de création d’une organisation devant regrouper l’ensemble des pays de l’Afrique occidentale. Et ceci, devrait aboutir à la création d’une zone d’intégration économique régionale. En bon stratège et fin négociateur, le général Eyadema savait donc que pour réussir cette initiative, il lui fallait le soutien du géant de l’Afrique occidentale, le Nigeria. D’où donc le choix de partager son idée avec le dirigeant du Nigéria d’alors, Gal Yakubu Gowon.
Ainsi, ayant réussi à convaincre Yakubu Gowon de la pertinence et l’importance de cette idée, ensemble, Eyadema Gnassingbé et Yakubu Gowon, attirent l’attention des autres dirigeants de la région sur le fait. Ces derniers adhèrent à l’idée. Ceci va ouvrir la voie au Gal Eyadema Gnassingbé et le Gal Yakubu Gowon de faire la proposition entre juillet et août 1973 à 12 États. Les discussions et la mise en place des organes et des autres éléments de cette organisation ont été menés progressivement pour aboutir à la création officielle le 28 mai 1975, de la communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO
Général Etienne Eyadema Gnassingbé «apôtre» de paix et de réconciliation des peuples africains
A la tête du Togo de 1967 à 2005, l’homme qui a survécu au crash de son DC3 miraculeusement, s’était impliqué dans plusieurs négociations à travers le continent. Ce n’est pas ses détracteurs qui diront le contraire. En effet, ‘’ apôtre’’ et ‘’mendiant’’ de la paix, le président Général Gnassingbé Eyadema tout au long de son séjour sur terre, n’a de cesse de prêcher et s’investir de toutes ses forces, même au risque de sa vie, de prêcher partout où le besoin se faisait sentir, l’Évangile de la paix et de la réconciliation. Car, aimait-il bien le dire, ‘’ lorsque la case de ton voisin brûle et tu ne l’aides pas à éteindre le feu, les braises finiront par tomber sur ta case pour la brûler ‘’. Ainsi, convaincu que sans la paix, aucun développement n’est possible, le Général Gnassingbé Eyadema, jusqu’au soir de son dernier souffle de vie, avait fait de la question de la paix et de la stabilité, son leitmotiv et un pilier important de sa politique. Car, pour lui, de la stabilité et la paix dans son pays, dépendent la réussite et le succès de tous les autres projets et programmes de développement du Togo. C’est justement dans ce sens qu’il ne cessait de dire « aucun développement n’est possible sans la paix et la stabilité ». «C’est dans le dialogue que l’on trouve toutes les solutions (…) Nous sommes tous les mêmes. Nous défendons la même cause. La cause du Togo», avait-il martelé à la veille d’une conférence. Il a été également celui grâce à qui, l’histoire de bien de pays africains s’est transformée et a pris la bonne direction. Du Liberia en Côte d’Ivoire , en passant par le Tchad en 1980 où il a dû prendre une pirogue pour rallier Ndjamena en vue d’apporter la paix entre les fils et filles du Tchad, la Sierra Leone…le président Eyadema Gnassingbé s’est investi constamment pour le maintien de la paix et la stabilité. «Lorsque la case de ton voisin brûle et que tu ne fais rien, bientôt les flammes atteindront la tienne». Voilà la philosophie qui guidait le général Gnassingbé Eyadema. Homme de dialogue et de paix, il traversa en 1980 par la pirogue l’Oubangui-Chari pour négocier le cessez-le-feu entre les frères ennemis du Tchad, Goukouni Oueddei et Hissen Habré. Il était également dans la médiation entre le Cameroun et le Nigéria dans le conflit concernant la presqu’île de Bakassi. On le retrouvera également dans les pourparlers, dans les conflits en Sierra Léone et en Centrafrique. Il était aussi présent dans la résolution de la guerre au Zaïre, la guerre du Shaba.
Les honneurs internationaux de reconnaissance à feu Gnassingbé Eyadema
A Abuja au 39e sommet de la Cédéao en mars 2011, le défunt Gnassingbé Eyadema a reçu le titre d’ambassadeur honorifique posthume pour son rôle essentiel dans la création de l’organisation régionale en 1975 et pour ses missions de paix en Afrique.
Aussi, le 25 novembre 2024 restera gravé dans les annales des relations historiques entre le Togo et le Liberia.

À cette date, l’Université Polytechnique Prince Yormie Johnson (PYJ) de Ganta, au Liberia, a inauguré une nouvelle salle académique en l’honneur du feu Président Gnassingbé Eyadéma, rendant ainsi un vibrant hommage à l’un des plus illustres leaders de l’Afrique. Baptisée « Gnassingbé Eyadéma Hall », cette salle académique reflète la reconnaissance envers un homme dont l’héritage «indélébile» a transcendé les frontières.
En rappel, l’indépendance du Togo fut proclamée le 27 avril 1960 avec Sylvanus OLYMPIO, Père de l’indépendance. Le 13 janvier 1963, dans un contexte d’instabilité sociopolitique des indépendances africaines, instabilité à laquelle le Togo n’a pas échappé, survint le 1er coup d’Etat militaire. Appel fut fait à Nicolas Gruniskry pour former un gouvernement. Son pouvoir de 1963 à 1967 censé tourner la page de cette instabilité, n’a pas réussi. Un 2ème coup d’Etat intervint le 13 janvier 1967. Le Colonel Kléber Dadjo assuma par intérim la charge de président de la République du 13 janvier au 13 avril 1967 avant de céder le fauteuil présidentiel le 14 avril 1967 au Général Gnassingbé Eyadema
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