Le canton de Tchitchao est il hostile à l’évangélisation et à l’extension des rites culturels Akpema à tous les filles de tous bords religieux du milieu ? Alors que tous les cantons de la préfecture de la Kozah (Yedè, Pya, Lama, Lassa...) ont célébré les rites initiatiques Akpema 2024 dans la quiétude et dans la joie aussi bien sur le plan traditionnel que de la religion catholique. Le rituel Akpema chrétien du canton de Tchitchao a été très mouvementé. Il n’a été sauvé in extremis que par l’intervention des forces de l’ordre.
Et pour cause, une quinzaine de jeunes de la localité a pris très tôt le matin du 1er août 2024, (jour de la cérémonie des rites Akpedu catholique 2024), d’assaut et bloqué tous les artères et sentiers menant à l’église sainte Anne et Joachim de Tchitchao. « Le rituel des Akpema est une initiation réservée exclusivement à la religion traditionnelle, il ne faut pas que l’église s’en mêle. C’est pour nous la cérémonie des Akpema. Cette fois ci ça ne passe pas. À partir de cette année il n’y aura plus Akpéma chrétien dans le canton de Tchitchao, on peut faire ça dans d’autres canton mais chez nous ici c’est fini. Si vous voulez faire du forcing c’est la guerre civile qui va s’éclater et nous sommes prêts», vociféraient-ils en menaçant et obligeant surtout les jeunes filles Akpema facilement reconnaissables par leur habillement à retourner chez elles. Les tentatives des parents et des responsables de l’église catholique pour faire entendre raison à cette bande très surexcitée ont été infructueuses. C’est ainsi qu’une situation de psychose s’est emparée immédiatement du village, suscitant de grandes incertitudes quant à la tenue de la cérémonie. Mais cette situation cauchemardesque va prendre fin quelques minutes après grâce à l’intervention d’une autorité et cadre du milieu qui allait lui aussi avec sa fille Akpenu à l’église. Malgré les menaces de cette autorité dont nous préférons taire le nom, les jeunes n’ont pas voulu libérer les voies. Il a fallu l’intervention des forces de l’ordre appelées au secours par l’autorité pour les voir détaler comme des lapins dans toutes les directions. C’est donc sous haute surveillance des forces de l’ordre et de sécurité que les Akpema et leur famille ont pu accéder à l’église de Tchitchao permettant ainsi le déroulement harmonieux et paisible des rites d’initiation de Akpema jusqu’à la fin . Une manifestation similaire avait émaillé l’édition 2023 des rites Akpema suivie de saccage et de la profanation de l’église catholique de Tchitchao.
Qui est le vrai commanditaire de ces actes ?
Il n’y a jamais de fumée sans feu, dit on souvent. Interrogé sur les motifs de leurs actes, les jeunes manifestants avouent agir sur ordre d’un chef quartier choisi pour jouer le rôle d’intérim du chef canton de Tchitchao actuellement indisponible. Joint au téléphone pour mieux en savoir sur les raisons qui auraient conduit la prise unilatérale de la décision d’empêcher voire interdire les rites initiatiques Akpema à l’église dans le canton sans ni l’avis des cadres du milieu ni un communiqué officiel, le chef canton intérimaire aurait dit selon des indiscrétions, avoir pris la décision en collaboration avec les autorités préfectorales. Une affirmation démentie à en croire nos sources à la préfecture.
Pour voir clair dans cette affaire et surtout mettre fin à ce désordre, une rencontre entre la préfecture, la chefferie traditionnelle du canton et certains cadres du milieu serait envisagée. Cette situation embarrasse plus d’un vu que la constitution togolaise garantit la liberté de culte et de religion à tous citoyens.
"Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience, de religion, de culte, d’opinion et d’expression. L’exercice de ces droits et libertés se fait dans le respect des libertés d’autrui, de l’ordre public et des normes établies par la loi et les règlements. L’organisation et la pratique des croyances religieuses s’exercent librement dans le respect de la loi. Il en est de même des ordres philosophiques. L’exercice du culte et l’expression des croyances se font dans le respect de la laïcité de l’Etat. Les confessions religieuses ont le droit de s’organiser et d’exercer librement leurs activités dans le respect de la loi."
En violation de cette disposition constitutionnelle en vigueur , les adeptes de la religion traditionnelle de Tchitchao s’en prennent aux fidèles de l’église catholique qui ne vivent que selon leur foi et leur culture.
Une simple provocation ou l’expression d’une frustration ?
En analysant les raisonnements des tenants et aboutissants de la manifestation contre la célébration des Akpema à l’église se réclamant de la religion traditionnelle, l’on peut comprendre aisément que ces derniers ont des difficultés à faire la différence entre le culturel et le cultuel ou à reconnaître la limite entre la tradition ou coutume et la religion. Mais l’autre cause très capitale de révolte de la religion traditionnelle de Tchitchao, c’est qu’il y a vraiment péril en la demeure par rapport à la participation au rituel Akpenu traditionnel. Il est connu de tous que depuis plus de 42 ans que les rites initiatiques Akpema sont introduits dans la religion catholique, les sanctuaires traditionnels se vident d’une manière exponentielle.
Et face à l’engouement énorme autour de ces rites à l’église au détriment des pratiques traditionnelles, constaté les dix dernières années, l’inquiétude dans les rangs des traditionalistes est évidente. Une dizaine d’Akpema du côté traditionnel contre une vingtaine à l’église dans le canton Tchitchao cette année. Ces chiffres en disent long.
Un constat qui ne touche pas uniquement ou exclusivement le canton de Tchitchao mais c’est plutôt une réalité, un constat dans tous les cantons. Beaucoup se demandent pourquoi les traditionalistes de ce canton mènent-ils depuis l’an dernier, la vie dure sur cette affaire, à la communauté catholique de leur milieu étant donné que la situation est presque la même dans tous les cantons.
Pour comprendre davantage la position des instigateurs du mouvement anti - Akpema à l’église à Tchitchao, il faut remonter dans les années 1926. En effet après le début de la toute première évangélisation en 1892 au sud du Togo, c’était à Tchitchao que les premiers missionnaires cathliques se sont installés en 1926. Malgré les programmes socio-éducatifs et économiques amorcés par les missionnaires en dehors de l’évangélisation, les traditionalistes d’alors, de ce canton, ont tout fait pour les expulser de leur territoire. Avec pour prétexte que le reflet de la lumière du toit en tôle des habitats des prêtres missionnaire à midi lorsque le soleil est au zénith, éblouit le visage des divinités et du fétiche dans la montagne. C’est à coup sûr une source de motivation pour la relève de la religion traditionnelle d’aujourd’hui qui a initié un tel mouvement contre l’église. Le paradoxe c’est que malgré l’opposition de ces individus, la providence divine poursuit toujours ce canton. Car c’est ce canton qui abrite le lieu de pèlerinage du diocèse de Kara et de surcroît le plus grand séminaire pour la formation des prêtres au Togo après celui de Lomé. Ces signes forts et providentiels qui devraient taire les acharnement contre la communauté catholique ne semblent pas faire bouger d’un iota l’habitude de certains fanatiques de la religion traditionnelle. Alors que l’église catholique en Afrique en général et au Togo en particulier est entrée de plain-pied dans le processus d’inculturation visant à apporter la lumière du Christ sur les cultures africaines afin de vivre la foi catholique authentique en étant aussi authentiquement africain, voilà encore le canton de Tchitchao dans la posture d’un oiseau de mauvaise augure avec des flèches et des gourdins.
En refusant aux chrétiens de faire Akpedu dans l’église est-ce à dire que les kabyè des religions autres que celle traditionnelle n’auront plus le droit d’organiser les funérailles et la dot ou de bâtir des maisons selon la culture des peuples kabyè ou du canton de Tchitchao? Puisque les funérailles , la danse kamou, l’habitat et la dot ont aussi des aspects culturels et religieux chez les peuples LAMA (kabyè) ?
Certes au début des rites Evala, Akpema et Kondona, le peuple LAMA (Kabyè) avait une seule culture et une seule religion notamment traditionnelle ou animiste, mais de nos jours avec la colonisation, le néocolonialisme, la modernisation , ce peuple tout en gardant sa culture, a embrassé plusieurs religions étrangères à savoir, le christianisme, l’islam et autres.
La communauté catholique du canton de Tchitchao à ses agresseurs
Cette fois-ci l’église catholique n’attend pas rester bras croisés. « Si feu Général Eyadéma l’un des grands conservateur de la religion traditionnelle a, en son temps accepté cette pratique dans l’église catholique, 42 ans après ce n’est pas un simple chef canton fut-il, intérimaire qui va secouer notre église. Ils s’amusent !» a lancé dans la foulée un responsable de la commuté catholique de Tchitchao.
Abondant dans le même sens, le vicaire de la paroisse Sainte Anne et Joachim de Tchitchao, le père Epiphane N’DEYELI a, dans son homélie de circonstance, invité les fidèles au calme car dit-il, toutes ces agitations ne feront pas long feu. Dénonçant les limites et les incohérences dans la pratique des Akpema traditionnel d’aujourd’hui, le père Epiphane N’DEYELI lance ce défi aux détracteurs des Akpema à l’église. «(…)Je donne encore quelques années à ceux-là qui nous attaquent et tentent de nous empêcher de célébrer Akpema à l’église, ils vont courir d’ici peu derrière nous pour nous supplier de faire Akpéma à leur fille ».
Vivement que ces derniers puissent se ressaisir pour plancher plutôt sur la pratique Akpedu traditionnel dont ils se réclament, histoire de lui redorer sa noblesse d’antan. Ceci à travers la purification du sanctuaire totalement souillé et corrompu, ce lieu dit sacré ne fait plus peur à aucune initiée aujourd’hui, en prenant au sérieux les temps de retraite et l’interdiction au jeune Akpenu de manger en public pendant la période initiatique comme ce fut de par le passé. C’est un constat amer aujourd’hui de voir les jeunes filles venir à la veille de la cérémonie officielle pour la plupart de Lomé ou de l’étranger recevoir les rites initiatiques Akpedu le lendemain sans aucune préparation ou de voir certaines futures Akpema quitter directement les bars et des buvettes pour se rendre à la montagne et revenir quelques heures après avec le titre d’ une initiée. En définitif les rites Akpedu traditionnel se résument malheureusement de nos jours, à immoler un bélier et une volaille aux divinités et aux fétiches, à monter à demi - nu sur la montagne et revenir danser Tchimou. Et curieusement tout ce désordre ne suscite aucune révolte chez les conservateurs de la religion traditionnelle.
Visiblement c’est l’église catholique, aujourd’hui la mieux organisée en la matière qui est gênante. En effet, pour faire connaître le vrai sens des rites Akpedu: la vie en couple, la gestion de famille, le rôle de la femme dans la société et le bien fondé de la fidélité dans le mariage, l’église catholique organise une retraite obligatoire de trois jours au moins pour entretenir les jeunes filles Akpenu sur ces différents thèmes. Au cours de cette retraite, des chants, des danses, des jeux..., sont enseignés également au futur Akpenu.
Le curé de la dite paroisse, le révérend Gabriel HOZO à pour sa part appelé également ses brebis à la sérénité en les invitant à ne pas céder ni à la panique ni à des provocations. Tout en demandant à sa communauté de prier pour la conversion de ceux qui les combattent, le père curé a exhorté leurs oppresseurs à respecter les lieux des cultes et les pratiques religieuse de chaque religion ainsi que la foi et la religion de tous les fils et filles du canton.
Au-delà de ces mesures que prend l’église locale, il va falloir que les cadres du milieu se saisissent de cette affaire qui non seulement est contraire à la loi de la république mais aussi qui compromet sérieusement la politique du vivre ensemble si chère au chef de l’État Faure Gnassingbé et à tous les Togolais.
Daniel A.
En intégralité l'homélie du père Epiphane
HOMELIE DE LA SORTIE OFFICIELLE DES AKPEMA A LA PAROISSE SAINTE ANNE DE TCHITCHAO
RP Gabriel HOZO, curé et président de cette eucharistie d'initiation Akpema Chers Pères concélébrant, Chers oncles, tantes, parents et proches des élues du jour, Vous tous frères et sœurs
Chers frères et sœurs, loué soit Jésus-Christ!
Oui que le Nom du Christ soit loué maintenant et à jamais pour la célébration des rites d'initiation Akpema au sein de l'Eglise catholique.
Chers tous, pour beaucoup d'entre nous Akpema et Eglise sont deux choses qui s'excluent mutuellement et les mettre en commun suscite des interrogations et même des révoltes. Pourquoi Akpema à l'église ? selon certains c'est une abomination que de souiller la Sainte Eglise Catholique en y introduisant ces rites diaboliques. D'autres pensent plutôt que les chrétiens diluent l'héritage culturel du peuple Kabyè et trahissent ainsi la mémoire des ancêtres. D'où l'éternelle question: pourquoi faire Akpema dans l'Eglise ?
D'entrée de jeu, Frères et sœurs, je voudrais affirmer haut et fort que l'initiation d'une fille comme Akpenu à l'Eglise est belle et bien légitime. Car Akpema est un fait culturel du peuple. Car d'après l'UNESCO: la culture est l'ensemble des traits distinctifs spirituels et matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent une société ou un groupe social. On peut donc dire sans se tromper qu'il n'existe pas d'Homme sans culture et qu'on ne peut pas séparer une personne de sa culture sans la dénaturer. La culture c'est la première identité de l'homme. Ainsi quand un chrétien de chez nous parle le kabyè, boit du tchouk, va à la chasse, danse tchimou ou kamou, honore son "égbélé" (oncle maternel)....cela ne pose aucun problème à personne ni ne l'empêche d'être un bon chrétien. Pourquoi c'est akpéma qui devrait poser problème?
Chers frères et soeurs, le chrétien kabyè n'est pas un traitre de la tradition de ses ancêtres. Bien au contraire, sans le chrétien, sans l'église le peuple kabyè serait en voie de disparition par exemple à quel autre lieu la langue kabyè est beaucoup et mieux parlée et utilisée qu'à l'Eglise? Que ceux qui accusent l'Eglise de diluer la tradition des ancêtres, aient ce même courage pour accuser le Père ADJOLA Raphaël de vénérée mémoire d'avoir osé traduire la Bible en Kabyè puisque nos ancêtre n'écrivaient pas. Je donne encore quelques années à ceux-là qui nous attaquent et tentent de nous empêcher de célébrer Akpema à l’église, ils vont courir d’ici peu derrière nous pour nous supplier de faire Akpéma à leur fille.
Aux chretiens-pharisiens qui crient au scandale de voir l'Eglise souillée par l'inculturation des rites akpema, nous rappelons fraternellement que Jésus en s'incarnant a épousé l'humanité tout entière et a assumé de façon concrète et expressive la culture juive. C'est d'ailleurs le repas pascal des juifs qu'il prenait avec ses disciples qu'il a transformé en Eucharistie, trésor de son corps et en son sang. C'est fort de cela que depuis la première communauté chrétienne, l'église n'imposent pas aveuglement la culture d'un peuple à l'ensemble des chrétiens mais se donne pour mission de travailler à trouver dans chaque culture des pierres d'attentes pour l'annonce de l'évangile. Les rites akpéma et l'Eglise ne sont donc pas des forces qui s'opposent. Mais au contraire l'Eglise purifie, élève et célèbre les valeurs culturelles contenues dans ces rites. C'est ce que l'Eglise nous donne de vivre avec l'inculturation des rites d'initiation akpema afin de nous permettre d'être authentiquement Kabyè et authentiquement chrétien.
Nous lisons dans le livre des Actes des Apôtres (Ac 17,22-23): "Athéniens, à tous égards vous êtes, je le vois, les plus religieux des hommes. Parcourant en effet votre ville et considérant vos monuments sacrés, j'ai trouvé jusqu'à un autel avec l'inscription: au dieu inconnu. Eh bien, ce que vous adorez sans le connaître, je viens vous l'annoncer".
Chers frères et soeurs, l'initiation des jeunes filles kabye "akpema" était la plus haute école matrimoniale instituée par nos ancêtres à leur temps; une école où l'initiée est outillée par toutes sortes d'enseignements par des paroles, des signes et des symboles pour la préparer à assumer ce que la vie d'adulte lui réserve comme femme au foyer. La sortie officielle jusqu'au sanctuaire et les sacrifices qui précèdent et succèdent à celle-ci, avaient pour objectif premier de consacrer la virginité de l'initiée et implorer la bénédiction des mannes des ancêtres sur sa vie de couple qu'elle va entamer. Ce sont ces bonnes intentions que l'Eglise accueille, assume, purifie et enseigne à travers ce processus d'initiation de la jeune fille chrétienne kabyè dont le sommet se trouve dans cette célébration eucharistique. Ainsi, comme saint Paul à Athène, essayons de découvrir, à titre illustratif, ce que l'Eglise nous enseigne et qui était déjà encouragé par notre culture:
La ficelle rituelle elle est signe de virginité et montre donc que la porte d'entrée de son "sanctuaire sacré" est toujours fermée depuis sa naissance. Cette jeune fille a le désir de voir enfin cette porte de la vie ouverte avec un autre dans un amour
responsable, afin d'assumer les responsabilités d'épouse et de mère. Par là, l'abstinence avant le mariage était recommandée et enseignée L'abstinence avant le mariage n'est donc pas une invention de l'Eglise. Normalement cette norme de l'Eglise selon laquelle l'acte sexuel ne peut être posé que dans un cadre conjugal, devrait être facile à respecter par le chrétien kabyè par que formé ainsi par sa culture si nous l'avons assumé.
Le bâton pyrogravé symbole de liberté et de fidélité, ce qu'enseigne et recommande fortement l'Eglise. Tenu symétriquement par rapport au yeux, au nez et au front pour que, symboliquement, la akpénou voit et considère seulement celui qu'elle a choisi malgré la multitude d'hommes qui peuvent défiler encore devant elle. Le choix du bâton pyrogravé du fiancé est la préfiguration de l'échange de consentement au cours du sacrement de mariage matérialisé par le port des alliances. Une fois le mariage consommé, les époux se sont liés l'un à l'autre pour un destin commun jusqu'à la mort. Nous retrouvons cela dans l'enseignement de l'Eglise sur l'indissolubilité du mariage.
Et vous chers jeunes filles initiées, pendant trois jours entiers de retraite, vous avez bu abondamment à la source des ancêtres par des enseignements qui vous ont fait découvrir comment nos grands parents initiaient leurs filles. Bien plus, à partir de ce patrimoine culturel, vous avez été édifiée dans la foi catholique en recevant l'enseignement de l'Eglise sur la vocation sous ses différentes forme et surtout sur le mariage. Félicitations à vous ! désormais soyez fières de votre identité kabye tout en restant d'intrépides témoins du Christ par votre vie toujours tendue vers la sainteté.
Merci à vous chers oncles, tantes et parents pour avoir accepté initier vos filles par l'Eglise. Vous leurs avez permis de dire à cette étape ultime de leur vie comme marie "JE SUIS LA SERVANTE DU SEIGNEUR, QU'IL ME SOIT FAIT SELON SA PAROLE" en affirmant leur identité et leur foi. Que Dieu nous aide tous à avoir la volonté et le courage d'être authentiquement kabyè et authentiquement chrétiens. Amen.
Tchitchao le 01 août 2024
RP. Epiphane N’DEYELI.
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