Désormais les citoyens du Burundi, de Cuba , du Laos, de la Sierra Leone, du Togo, du Turkménistan et du Venezuela seront partiellement limités dans leurs déplacements , supprimant l’accès à tous les visas d’immigrant et à plusieurs options de voyage pour les non-immigrants. Cette décision qui découle d’un décret signé le 4 juin 2025 par le président américain Donald Trump s’inscrit dans une logique de durcissement sécuritaire largement assumée par l’administration Trump.
Pour le cas du Togo, de plus en plus de citoyens sollicitent un statut de réfugié en prétendant être persécutés dans leur pays d’origine. Une fois sur le sol américain, nombre d’entre eux abusent de ce statut en refusant de s’intégrer, en vivant uniquement d’aides sociales sans travailler, en se livrant à des actes de petite délinquance, ou en exploitant des réseaux de fraude. En outre, un fort taux de non-retour des voyageurs togolais une fois leur visa expiré inquiète l’administration Trump. Les chiffres avancés par les autorités américaines sont sans appel : 19,03 % des Togolais titulaires de visas de type B1/B2 (visite d’affaires ou de tourisme) dépasseraient la durée légale de leur séjour. Plus préoccupant encore, 35,95 % des Togolais bénéficiaires de visas étudiants – catégories F (enseignement supérieur), M (formation professionnelle) et J (programmes d’échange) – ne regagneraient pas leur pays à la fin de leur formation.
Pire encore, ils s’illustrent par une campagne constante de dénigrement du Togo, leur pays d'origine sur les réseaux sociaux, pensant pouvoir ternir ainsi l’image d’un pays dont la diplomatie rayonne déjà au-delà des frontières de la sous-région Ouest-Africaine et saluée par le gouvernement américain. Les conséquences ne se font pas attendre : les portes se ferment peu à peu pour les honnêtes citoyens togolais qui aspirent à voyager que ce soit pour étudier, travailler ou contribuer positivement à leur pays depuis la diaspora. Le décret prévoit néanmoins des dérogations. Les détenteurs de certains visas diplomatiques ou professionnels, ainsi que ceux dont le voyage est jugé conforme aux « intérêts nationaux des États-Unis », pourront être exemptés de ces restrictions. Les sportifs togolais qualifiés pour la Coupe du monde 2026 – organisée conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique – ou encore pour les Jeux olympiques de Los Angeles 2028 ne seront pas concernés.
Donald Trump n’exclut pas une évolution de cette liste : « Des pays pourront en être retirés si des améliorations matérielles sont observées dans leur gestion des flux migratoires », a-t-il déclaré. À l’inverse, d’autres pays pourraient y être ajoutés en fonction des « menaces émergentes dans le monde ».

En attendant la réaction des autorités togolaise visant a raffermir l’axe Lomé- Washington, ceux qui persistent dans la voie du mensonge, de la manipulation et de l’escroquerie doivent savoir qu’ils ne font qu’accélérer leur propre expulsion et hypothéquer les espoirs de milliers d’autres.
Par ailleurs une douzaine de pays font désormais l’objet d’une interdiction totale d’entrée sur le territoire américain. Les ressortissants d’Afghanistan , du Tchad, du Congo, de Guinée équatoriale, d’Érythrée, d’Haïti, d’Iran , de Libye, du Myanmar, de Somalie, du Soudan et du Yémen ne seront pas autorisés à entrer aux États-Unis en vertu du nouveau décret, qui entrera en vigueur le 9 juin.
Selon le communiqué émis par la Maison Blanche, les pays visés sont accusés de ne pas remplir les standards requis en matière de contrôle d’identité, de partage d’informations sécuritaires et de coopération dans la lutte contre le terrorisme. En conséquence, les citoyens de ces nations ne pourront plus obtenir de visas pour entrer sur le sol américain, sauf rares exceptions humanitaires ou diplomatiques.
Le secrétaire de presse adjointe de la Maison Blanche , Abigail Jackson, a écrit sur X : « Le président Trump tient sa promesse de protéger les Américains des acteurs étrangers dangereux qui veulent venir dans notre pays et nous faire du mal. Ces restrictions de bon sens sont spécifiques à chaque pays et incluent les endroits qui ne font pas l’objet d’un contrôle approprié, qui présentent des taux élevés de dépassement de visa ou qui ne partagent pas les informations sur l’identité et les menaces. Le président Trump agira TOUJOURS dans le meilleur intérêt du peuple américain et de sa sécurité ».
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