Le prix du Meilleur Manager ouest africain de la société de péage et de financement de l’entretien routier a été décerné à M. Sylvain Awima Atoute OUTCHANTCHA DG de la Société autonome de financement de l’entretien routier (SAFER). Ce prix qui lui a été décerné au cours d’une cérémonie solennelle le samedi 23 décembre 2023 à Abidjan, Côte d’Ivoire.
Le bon état de praticabilité des routes en toute saison est essentiel pour le développement de nos pays, car " la route du développement passe par le développement et l'entretien des routes". La route est donc sans aucun doute le pilier, le fondement de tout développement d'un pays, d'une communauté, d'un continent ; elle est le moteur indispensable pour stimuler l'industrialisation dans tous les domaines. C'est en sens que le directeur général de la SAFER été honoré pour ses efforts en matière de mobilisation des fonds pour l'entretien routier.
C’était au cours de la 7ème édition de la cérémonie de distinction dénommée: « Distinction des meilleurs acteurs, des champions et des bâtisseurs africains de nos Etats, et Provinces ». L’évènement est initié par l’Observatoire Africain pour la promotion de la bonne gouvernance (OAPBG), une organisation basée à Abidjan en Côte d’Ivoire. Il s’est tenu samedi 23 décembre 2023 à Abidjan, Côte d’Ivoire. «La transparence de la mobilisation financière dans un secteur qui était presque informel auparavant, devient une source de financement fiable et durable pour l’entretien des routes. Le bon état de praticabilité des routes en toute saison est essentiel pour le développement de nos pays, car, la route du développement passe par le développement et l’entretien des routes », lit-on dans une note de l’organisation.
En effet le directeur général Outchantcha a été récompensé, grâce à « sa transparence » dans la gestion et dans la mobilisation des deniers publics, selon le communiqué de presse après plusieurs années d'observation et d'enquête mené par l'observatoire Africain pour la promotion de la bonne gouvernance. Arrivé à la direction de la société en 2013, le directeur général a entrepris plusieurs réformes permettant le bon fonctionnement de l’institution.
D’après la structure, un an après, il a lancé la phase expérimentale de collecte des recettes aux postes de péage sous le contrôle des caméras ou une collecte sous vidéo-surveillance. Ce système introduit au niveau du poste de péage a permis à la fin de cette même année, d’accroitre les recettes générées par la SAFER. Pour cela, il l’a déployé dans tous les péages du pays. Le Togo dispose actuellement de 18 postes de péages et 02 pesages. Ils sont gérés par la SAFER. En 2022, elle a mobilisé une enveloppe d’un peu plus de 30 milliards FCFA sur près de 33 milliards de FCFA initialement prévus, dans le cadre du programme d’entretien du réseau routier national. Ce montant représente un taux de réalisation de près 93%.
Le prix présenté jeudi 28 décembre 2023, à Lomé, a permis aux professionnels des médias de mieux cerner les contours du prix et les circonstances de son attribution à la SAFER.
« A travers cette rencontre avec la presse, il était question de partager l’information sur ce prix qui a été décerné samedi 23 décembre 2023 à Abidjan au directeur général de la SAFER » a indiqué Tyr Tardji, responsable Audit interne à la SAFER. En 2013, M. Outchantcha sous le leadership du chef de l’Etat a engagé des réformes pour faire de la SAFER, une société transparente dans la mobilisation des fonds des droits d’usage de la route dans un secteur autrefois informel.
Ainsi, pour sécuriser la mobilisation des ressources pour le financement de l’entretien routier, M. Outchantcha a lancé en 2014, la collecte des droits d’usage de la route sous vidéo-surveillance. « Cette phase expérimentale mise en place par M. Outchantcha a été couronnée de succès à la fin de l’année 2014, par l’augmentation des recettes des postes de péage. Il a alors rapidement généralisé le système de vidéosurveillance aux autres postes de péage existants et équipé tous les postes de péage au Togo de système de contrôle par vidéo-surveillance » a fait remarquer l’Observatoire Africain pour la Promotion de la Bonne gouvernance. Cette réforme a permis à la SAFER d’instaurer une mobilisation efficace des fonds aux postes de péage pour l’entretien routier. « C’est un prix qui réconforte le directeur général à mieux faire et à relever d’autres défis. A travers ce prix, l’Observatoire Africain pour la Promotion de la Bonne gouvernance entend amener les autres pays à s’inspirer de l’innovation implémentée par M. Outchantcha… Les bonnes choses se célèbrent » a indiqué Tardji.
Au Togo, chaque annonce d’installation d’un nouveau poste de péage, suscite des interrogations, des critiques et la colère au sein de la population surtout les usagers. Cette réaction laisse entrevoir la méconnaissance de l’importance de ces sites de péage et les fonds recouvrés, par la population. Et pourtant leurs rôles dans l’amélioration du réseau routier national actuel est très capital. Pour le gouvernement togolais, le développement et la modernisation des infrastructures de transports routiers occupent une place prépondérante et constituent un des leviers de la croissance économique et sociale. C’est dans ce sens qu’il a mis sur pied depuis 1997, la Société Autonome de Financement et de l’Entretien Routier (SAFER), chargée de mobiliser des fonds permettant de financer prioritairement l’entretien des routes et des pistes rurales. Cependant la collecte de ces fonds via les sites de péages qui représentent 35% des ressources de financement de ladite société, se trouve confrontée à des actes inciviques qui se traduisent par l’improvisation des voies de contournements aux alentours des postes de péages.
D’abord tous les citoyens doivent savoir que la route est un bien public. Et tout comme l’éclairage public, la TDE, les marchés, les stades et autres biens publics, tout utilisateur est tenu de payer une somme pour l’entretien et autres besoins. « Les droits d’usage de la route, c’est pour financer l’entretien routier. La route se dégrade au fur et à mesure que le temps passe et il faut en prendre soin pour qu’elle dure. Il faut que les usagers contribuent à l’entretien, de la même manière qu’ils contribuent à sa dégradation» a souligné SAMA Kondokissem, chef service exploitation de péage à SAFER. C’est le principe "l’utilisateur payeur", qu’a adopté le Togo à l’instar de bon nombre des pays de la sous-région, avec près d’une dizaine de péages dans les périphéries de leurs capitales notamment, Bamako, Dakar etc.
«Il y a la route, nous l’utilisons, nous devons contribuer à la maintenir en forme. En payant, on rend plus sûre, la route que nous utilisons», a expliqué M. Tyr, chef service d’audit à SAFER. Si le gouvernement togolais construisait les routes avec les ressources nationales et les laissait gratuitement en utilisation, le développement du pays serait véritablement hypothéqué. Le réseau routier national est utilisé par les commerçants et les hommes d’affaires nationaux et internationaux. Il est inconcevable qu’au moment où ses usagers réalisent leurs activités pour le bénéfice individuel en dégradant la route, l’État soit le seul chargé à la reconstruction. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les députés ghanéens ont rejeté la demande de supprimer les postes de péages dans leur pays.
Quelle est l’utilité d’une route en bon état ?
Le développement et la modernisation des infrastructures de transports routiers occupent une place prépondérante dans notre pays et constituent un des leviers de la croissance économique et sociale. À en croire les autorités de la SAFER, la bonne praticabilité des routes permet à la population surtout celle rurale d’écouler en toute sécurité les produits locaux vers les marchés et les zones de forte consommation. Lorsque les routes sont bien entretenues, affirment elles, c’est le panier de la ménagère directement qui est touché positivement et par ricochet c’est la pauvreté qui est éradiquée ainsi et qui dit éradication de la pauvreté parle du développement de la société. En d’autres termes, lorsqu’on a des trous partout, cela cause d’énormes accidents, lenteur dans la circulation, dommage sur les engins et sur les personnes ainsi que sur les colis sans oublier l’augmentation des prix des produits locaux.
Quelles sont les garanties de la traçabilité des fonds perçus par les agents collecteurs ?
Pour la population en l’occurrence les usagers de la route, étant donné que chaque poste de caisse au niveau des péages est occupé que par un seul agent, ce dernier aurait toute la latitude de frauder les tickets ou de mettre la main dans la caisse sans être inquiété. Cette appréhension qui va jusqu’à rendre réticent dans le payement des droits d’usage, certains usagers, est erronée. Car penser à un tel laisser aller des caissiers et caissières à leurs postes de travail, c’est ignorer la rigueur et la vigilance du DG de la SAFER, M. Sylvain Atoute OUTCHANTCHA. « La SAFER est au service de l’État et ne permettra pas que des personnes mal intentionnées compromettent la mise en œuvre de sa mission». En clair, les comportements et actes illicites n’ont pas de chance dans le processus de la perception des droits d’usage. La SAFER, l’institution en charge de l’exploitation des postes de péages et de pesages, ne ménage aucun effort pour mettre hors d’état de nuire, tout individu indélicat désireux de se servir des sites de péages et de pesages pour se remplir frauduleusement les poches. Consciente de la faiblesse de tout être humain devant l’argent, la SAFER n’a pas fait les choses à moitié. A par le contrôle systématique des opérations journalières des casiers, la SAFER a équipé tous les postes de péages et de pesages sur toute l’étendue nationale, des caméras de surveillance de dernière génération et multifonctionnelles. Ce dispositif sophistiqué, permet de filmer, de capter et d’enregistrer automatiquement tous les gestes 24/24 non seulement des agents des caisses mais aussi de ceux des usagers. « Nos sites sont dotés de caméras qui permettent de suivre toutes les activités et pouvoir agir en temps réel. En ce qui concerne les vidéos et images, elles sont stockées sur des serveurs de grandes capacités» a expliqué un agent de vidéo surveillance au poste de péage moderne de Davié. Selon ce dernier, l’équipe de la vidéo surveillance rend compte directement au directeur général de la SAFER, de toutes les opérations journalières.
Que peut démontrer la bonne gestion des fonds recouvrés?
S’agissant de l’utilisation des ressources financières mobilisées, le patron de la SAFER rassure, « tout ce que nous collectons est destiné à l’entretien». Outre l’audit interne annuel, la SAFER, commandite des contrôles externes pour auditer la réalisation technique et financière des programmes d’entretien routier exécutés par la Direction générale des travaux publics (DGTP) et les activités de formation réalisées par le centre de formation en entretien routier ( CERFER).
Qu’est-ce qui rassure de la transparence dans le fonctionnement de la SAFER ?
La société rend compte publiquement des recettes annuelle collectées et présente à travers le ministère des travaux publics au conseil de ministre le rapport sur la gestion des fonds obtenus. De tous ces mécanismes efficaces de transparence qui visent à mettre en confiance le contribuable, il revient à tous les usagers de la route de se soumettre librement au payement des droits d’usage en évitant de créer ou d’emprunter des labyrinthes autour des sites de péages. Ceci va de l’intérêt de tous.
Notons que la SAFER a pour missions : la mobilisation des fonds ; le financement de l’entretien courant et périodique de l’ensemble du réseau routier togolais ; le financement de la construction de nouveaux postes de péage ; l’exploitation des postes de péage existants. Elle mobile juste les fonds mais n’est pas responsable de l’utilisation et de la gestion de ces fonds. Le rôle de la programmation et la réalisation des travaux par l’argent de la SAFER est confié au ministère des travaux publics . Vivement que ce ministère aussi joue sa partition avec diligence et rigueur dans l’exécution des travaux pour le bonheur des usagers de la route.
Daniel A.
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