Les accidents de la route ont fait 282 morts au cours du premier semestre de cette année au Togo, soit une baisse significative par rapport aux 347 décès enregistrés pour la même période en 2022, selon les chiffres officiels publiés par le ministère de la sécurité, et de la protection civile.
Plus de 3282 cas d’accidents ont été enregistrés au Togo durant le premier semestre de l’année. Et l’on a dénombré au moins 2 morts chaque jour dans 18 accidents. Ce qui fait donc un total de 282 décès dans 3262 accidents durant la même période, soit une baisse significative par rapport aux 347 décès enregistrés pour la même période en 2022, selon les chiffres officiels publiés par le ministère de la sécurité et de la protection civile. Cependant un mort par accident est déjà de trop pour les autorités togolaises. C’est en sens que certaines nouvelles stratégies de contrôle et de sensibilisation des usagers sont mises en branle depuis le lundi 31 juillet 2023 sur toute l’étendue du territoire national.
En effet, malgré cette amélioration, les chiffres restent toujours « préoccupants », selon les données fournies par les services du ministère de la Sécurité le jeudi 27 juillet dernier, avec une moyenne journalière de 2 morts, 26 blessés et 18 accidents signalés quotidiennement. Les utilisateurs de motos restent les principales victimes des accidents de la route, représentant 69% des décès survenus au premier semestre de cette année. Avec 195 motocyclistes ayant perdu la vie, suivis par 45 piétons (15% du total des décès), le ministre Yark Damehane pense que des mesures spécifiques doivent être prises pour protéger ces usagers vulnérables. Par ailleurs, les conducteurs des motos tricycles continuent de figurer dans la liste des victimes, avec 16 morts enregistrées, soit 5% du nombre total. Parmi les causes des accidents les plus fréquentes figurent le défaut de maîtrise des engins, le refus de la priorité, le non-respect des feux tricolores, l’excès de vitesse et les dépassements défectueux. Certains axes routiers du pays demeurent particulièrement dangereux, tels que la route nationale N°1 (114 décès) et le Grand Contournement de Lomé (25 décès), qui ont enregistré près de la moitié du nombre total des décès. À ces voies s’ajoutent les routes Lomé-Kpalimé-Atakpamé (11 décès) et Lomé-Aného (5 décès).
Face à la situation, les plus hautes autorités en charge de la sécurité dans notre pays, montent au créneau pour souligner l’importance de continuer à éduquer et à responsabiliser les usagers de la route, d’où l’instauration de l’opération «Feux Tricolores», qui a déjà débuté sur toute l’étendue du territoire.
Selon le Directeur général de la police nationale, Yaovi Okpaoul, l’opération vise principalement à contrôler les rétroviseurs, les surcharges et bagages qui rendent inamovible les guidons des motocyclistes. A cela s’ajoute le contrôle des motocyclistes qui ne respectent pas les feux tricolores enfin de les verbaliser, tout en les sensibilisant aux règles de sécurité routière. Une autre préoccupation concerne le port du casque par les passagers transportés sur les engins à deux roues, qui est souvent négligé. Les autorités souhaitent renforcer la sensibilisation et l’application des mesures de sécurité pour éviter les accidents mortels. Sa seconde phase sera dédiée aux sanctions des personnes qui ne respectent pas ces signalisations. De lourdes amendes sont prévues à cet effet. Des engins peuvent même être saisis.
« Respecter les feux tricolores ne veut pas dire qu’on n’est pas pressé. Violer les feux tricolores ne veut pas dire qu’on est plus intelligent que ceux qui s’arrêtent », a pesté le ministre de sécurité Gal Yark Damehan
Lors de l’opération, la Direction de la sécurité routière (DSR) devra également sévir contre les motos qui n’ont pas de rétroviseurs.
Les agents des forces de défense et de sécurité ne seront pas épargnés par les sanctions qui seront imposées dans le cadre de l’opération.
Le commandement de l’armée vient d’ailleurs de rappeler au personnel des forces de défense et de sécurité qu’il fait bien partie des usagers de la route. En tant que tels, les FDS sont soumis au respect des règles de la circulation routière. « Donc, tout militaire qui sera pris pour avoir violé un feu tricolore sera traité conformément à la loi en vigueur » et « Tout militaire qui sera signalé pour avoir tenté d’intimider ou de refuser d’obtempérer fera l’objet d’une sanction disciplinaire rigoureuse ».
Carole A.
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